Décret tertiaire : 4 conseils pour atteindre vos objectifs

L'essentiel à retenir...

Le décret tertiaire impose aux bâtiments de réduire progressivement leur consommation énergétique. Pour atteindre ces objectifs, les organisations doivent adopter une approche globale combinant suivi précis des consommations, pilotage intelligent via la GTB, amélioration du bâti et sensibilisation des occupants. Les solutions IoT Adeunis distribuées par Aurecom permettent de collecter des données fiables en temps réel afin d’optimiser durablement la performance énergétique des bâtiments.

Les bâtiments résidentiels et tertiaires pèsent près de 45 % de la consommation d’énergie finale en France et génèrent plus de 20 % des émissions de gaz à effet de serre du pays. Le secteur tertiaire, à lui seul, représente environ un tiers de cette consommation. Autant dire que sans lui, aucune trajectoire de sobriété énergétique nationale ne tient debout.

C’est précisément ce constat qui a donné naissance au décret tertiaire, pris en application de l’article 175 de la loi ÉLAN. Son principe est simple à énoncer, plus exigeant à mettre en œuvre : tout bâtiment ou ensemble de bâtiments à usage tertiaire d’une surface de 1 000 m² ou plus, qu’il soit public ou privé, doit réduire sa consommation d’énergie finale selon un calendrier précis.

Deux méthodes de calcul possibles

Réduction en valeur relative : -40 % en 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050 par rapport à une année de référence choisie entre 2010 et 2019. Ou atteinte d’un seuil de consommation en valeur absolue (kWh/m²/an), défini pour chaque typologie de bâtiment.

Pour les gestionnaires de parcs immobiliers, foncières, bailleurs sociaux ou collectivités, la question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais comment s’y prendre efficacement. Voici quatre leviers concrets, à la portée de toutes les organisations, pour transformer cette obligation réglementaire en véritable stratégie de performance énergétique.

1. Mesurer avant d’agir : donnez-vous une vision précise de vos consommations

On ne pilote pas ce qu’on ne mesure pas. C’est une évidence, et pourtant beaucoup de bâtiments tertiaires fonctionnent encore avec une vision très parcellaire de leurs postes de consommation : une facture d’électricité globale, quelques relevés manuels, et c’est tout. Difficile, dans ces conditions, d’identifier où se cachent les gisements d’économies.

Les capteurs IoT changent la donne. Installés sur les compteurs d’eau, de gaz ou d’électricité, ils permettent de suivre la consommation poste par poste, en continu et à distance, sans intervention humaine récurrente. On détecte ainsi rapidement une dérive de consommation, souvent révélatrice d’une fuite ou d’un dysfonctionnement, grâce à un système d’alerte qui prévient dès qu’un seuil anormal est franchi.

D’autres usages viennent compléter ce suivi : la détection de luminosité, pour repérer un éclairage resté allumé dans des locaux vides la nuit, ou la détection de présence, qui permet d’ajuster automatiquement le chauffage selon l’occupation réelle des pièces. La climatisation, la ventilation et le chauffage (les fameux systèmes CVC) restent les postes les plus énergivores d’un bâtiment tertiaire : c’est donc sur eux qu’il faut concentrer l’effort de mesure en priorité.

C’est là qu’Adeunis apporte une réponse concrète, avec une gamme de capteurs LoRaWAN et NB-IoT/LTE-M conçus pour s’adapter à tous les types de bâtiments et de réseaux. Leur force ? Une mise en œuvre rapide, une autonomie qui se compte en années, et une remontée de données fiable même dans des environnements complexes. Chez Aurecom, nous accompagnons cette étape de diagnostic en aidant nos clients à choisir les capteurs les plus adaptés à leur parc, à leur infrastructure réseau existante et à leurs objectifs de reporting.

Adeunis Logo

La fiabilité industrielle au cœur de vos bâtiments connectés

Déployez des capteurs IoT robustes, conçus pour durer. Avec Adeunis, bénéficiez de solutions LoRaWAN industrielles fabriquées en France pour surveiller, mesurer et optimiser vos bâtiments en toute confiance 

2. Structurer le pilotage avec une GTB adaptée à vos enjeux

Mesurer, c’est la première étape. Piloter, c’est l’étape suivante, et c’est là qu’intervient la gestion technique du bâtiment (GTB). Une GTB bien installée et correctement paramétrée permet, selon les retours d’expérience du secteur, de générer entre 5 et 30 % d’économies d’énergie. L’écart entre ces deux bornes tient largement à la qualité de la mise en œuvre : une GTB mal configurée ou sous-exploitée ne tient jamais ses promesses.

Ce chantier est d’ailleurs devenu une obligation à part entière avec le décret BACS, publié en juillet 2020, qui impose aux bâtiments tertiaires non résidentiels dont la puissance nominale de chauffage ou de climatisation dépasse 290 kW d’installer un système de GTB avant le 1er janvier 2025. Ce texte s’inscrit dans la continuité directe du décret tertiaire : les deux réglementations avancent main dans la main vers un même objectif de sobriété.

Concrètement, une GTB centralise le pilotage des équipements techniques, chauffage, ventilation, climatisation, éclairage, dans une logique automatisée. Elle transforme des données brutes en actions correctives, en programmations horaires intelligentes ou en régulations fines selon les usages réels des locaux.

L’enjeu, pour beaucoup d’exploitants, n’est pas de repartir de zéro mais d’interfacer leur GTB existante avec des capteurs communicants capables d’enrichir la donnée disponible. C’est exactement le rôle que joue Aurecom sur ce type de projet : en tant que distributeur à forte valeur ajoutée des solutions Adeunis en France, nous ne nous contentons pas de livrer du matériel. Nous accompagnons l’intégration technique, la configuration des remontées de données vers les GTB existantes, et le paramétrage des seuils d’alerte, pour que chaque capteur trouve immédiatement sa place dans l’écosystème de pilotage du bâtiment.

3. Ne négligez pas le bâti : les travaux ciblés restent un levier puissant

L’IoT et la GTB permettent d’optimiser l’existant, mais certains gains ne s’obtiennent qu’en agissant sur l’enveloppe du bâtiment lui-même. Isolation thermique, remplacement des menuiseries, traitement des ponts thermiques : ces travaux, bien que plus lourds à engager, réduisent structurellement les besoins énergétiques, et donc les marges de manœuvre nécessaires par la suite.

Un exemple simple et souvent sous-estimé : l’application d’une peinture réfléchissante en toiture, comme le principe du Cool Roof. En renvoyant une partie du rayonnement solaire au lieu de l’absorber, cette solution limite la chaleur qui pénètre dans le bâtiment et réduit d’autant le recours à la climatisation en période estivale. C’est un investissement modéré, pour un impact mesurable sur la facture énergétique et sur le confort d’été des occupants.

Ce qui distingue une démarche efficace d’une démarche dispersée, c’est la capacité à prioriser les travaux en fonction des données réelles de consommation. Un capteur de température et d’humidité placé dans les zones sensibles d’un bâtiment permet, par exemple, d’objectiver la nécessité d’une intervention sur l’isolation avant même de lancer des travaux coûteux. La donnée devient alors un outil d’aide à la décision, et non plus seulement un indicateur de conformité réglementaire.

4. Embarquez les occupants : le facteur humain reste décisif

On oublie parfois qu’une part significative des économies d’énergie ne dépend d’aucun équipement technique, mais simplement des comportements du quotidien. Selon l’Observatoire de l’Immobilier Durable, sensibiliser les occupants aux bons gestes peut réduire la consommation d’un bâtiment de 10 à 20 %. Éteindre les lumières inutiles, débrancher les appareils en veille, fermer les fenêtres en période de chauffe : ce sont des réflexes simples, mais dont l’effet cumulé sur un parc immobilier entier est loin d’être négligeable.

Un geste minime, un impact réel

Abaisser d’un seul degré la température des radiateurs permettrait de réduire la consommation d’énergie d’environ 7 %, selon l’Ademe.

La sobriété énergétique ne se décrète pas, elle s’accompagne. Cela suppose une communication claire auprès des occupants, mais aussi des outils qui rendent visible l’impact de leurs actions. Les données remontées par les capteurs IoT peuvent d’ailleurs servir de support pédagogique concret : afficher l’évolution réelle des consommations d’un étage ou d’un service donne du sens à l’effort collectif, bien plus qu’une simple consigne affichée près de l’interrupteur.

5.Une trajectoire à construire, pas un objectif à subir

Le décret tertiaire n’est pas une contrainte isolée à cocher une fois pour toutes : c’est une trajectoire de long terme, qui se construit année après année, avec des points de passage à 2030, 2040 et 2050. Les quatre leviers présentés ici, mesure de la consommation, pilotage via la GTB, travaux sur le bâti et implication des occupants, ne s’excluent pas les uns les autres. Ils se combinent, et c’est précisément cette combinaison qui permet d’atteindre des résultats durables plutôt que des économies ponctuelles.

L’IoT joue un rôle transversal dans cette démarche : il alimente la GTB en données fiables, objective la pertinence des travaux à engager, et donne aux équipes de gestion technique une vision en temps réel qu’aucun relevé manuel ne pourra jamais égaler.

Un projet de mise en conformité au décret tertiaire ?

En tant que distributeur à forte valeur ajoutée des solutions Adeunis en France, Aurecom vous accompagne du choix des capteurs LoRaWAN ou NB-IoT/LTE-M jusqu’à leur intégration dans vos outils de GTB existants. Contactez notre équipe pour étudier votre parc immobilier et construire une solution IoT adaptée à vos enjeux.

Partager cet article